L’église Saint Hilaire : un joyau gothique breton
Située dans le centre bourg de Clohars-Fouesnant, cette église paroissiale classée monument historique depuis 1938 est un bel exemple d’architecture religieuse des XVe et XVIe siècles. Elle se distingue par :
- Une nef à trois vaisseaux, un transept et un chevet plat
- Des piliers octogonaux ornés de chapiteaux à feuillages dans la partie la plus ancienne
- Un porche sud voûté sur croisées d’ogives, surmonté d’une salle appelée « chambre du trésor »
- Une frise sculptée extérieure représentant des cavaliers, très naïfs et mystérieux
- Des vitraux historiés du XVIe siècle dans le transept
- Un clocher ajouré surmonté d’une flèche en pierre avec pinacles
L’église est dédiée à Saint Hilaire de Poitiers, mais elle honore aussi Saint Maurice de Carnoët, représenté dans les vitraux et les statues. Elle a été un lieu de prédication dès le XVIIe siècle et conserve de nombreux objets liturgiques classés.
Grâce à l’acoustique exceptionnelle de l’église, le lieu s’est imposé comme un rendez-vous majeur de la musique baroque en Bretagne. L’association Musik Europa Breizh y organise chaque année une série de concerts raffinés, mêlant instruments anciens, voix et répertoires oubliés ou redécouverts.
L’église Saint-Hilaire de Clohars-Fouesnant incarne bien plus qu’un lieu de culte : elle est à la fois sanctuaire, musée vivant et scène musicale. Entre ses pierres chargées d’histoire et les mélodies baroques qui résonnent sous ses voûtes, elle offre aux visiteurs une expérience à la fois spirituelle et sensorielle, propre à raviver les passions et les curiosités.
Le saviez-vous ?
Des travaux complémentaires de rénovation de la toiture de l’église St Hilaire ont eu lieu pour un coût total des travaux 14 276,35€ TTC, financés par la DRAC à hauteur de 5 949 € et le Conseil Départemental du Finistère à hauteur de 2 500 €.
La chapelle du Drennec
La chapelle du Drennec à Clohars-Fouesnant est bien plus qu’un simple édifice religieux : c’est un véritable joyau patrimonial niché dans un écrin de verdure bretonne.
- Construite à la fin du XIXe siècle, elle intègre des éléments d’un bâtiment plus ancien datant du XVIe siècle.
- Elle jouxte une fontaine remarquable avec un calvaire et une piéta dans une niche, témoignant de la ferveur locale et du soin apporté à son ornementation.
La chapelle bénéfice d’un cadre naturel exceptionnel
- Le site est reconnu comme refuge pour les oiseaux depuis 2018, grâce à l’engagement des Amis de la chapelle du Drennec et leur partenariat avec la Ligue de Protection des Oiseaux.
- Le cadre paisible et verdoyant invite à la contemplation et à la promenade, notamment via le sentier de randonnée Le Drennec, une boucle de 2,6 km qui longe la chapelle et traverse chemins creux et paysages bucoliques.
Ce havre de paix doit sa vitalité à l’association Les Amis de la Chapelle du Drennec. Ces bénévoles passionnés entretiennent le lieu, accueillent les visiteurs pendant l’été (les mardis, jeudi et dimanche de 16h à 18h) et lors des journées du patrimoine. Ils organisent chaque été deux pardons traditionnels le premier dimanche de juillet pour Saint Alar, avec bénédiction des chevaux, et le 15 août, dédié à Notre-Dame-du-Drennec, mêlant messe, repas breton, animations artistiques et convivialité.
Retrouvez toutes les informations de l’association des amis de la Chapelle du Drennec via le site Chapelle du Drennec Clohars-Fouesnant
Le manoir de Squividan
Le manoir de Squividan, à Clohars-Fouesnant, est un lieu emblématique de la mémoire artistique bretonne, marqué par la complicité entre deux peintres : Émile Simon, maître postimpressionniste, et Madeleine Fié-Fieux, son élève dévouée.
Issue d’un milieu bourgeois, Madeleine Fié-Fieux découvre la peinture à l’Académie Julian à Paris, avant de rencontrer Émile Simon à Nantes, où il enseigne aux Beaux-Arts. Séduite par son approche de la lumière et du motif breton, elle devient son élève, puis son amie proche. Ensemble, ils s’installent au manoir de Squividan après la guerre, transformant ce domaine en atelier et sanctuaire artistique.
Madeleine Fié-Fieux, portraitiste sensible et discrète, consacre sa vie à préserver l’œuvre de son maître. À sa mort en 1995, elle lègue le domaine et plus de 1 500 œuvres au Département du Finistère, avec la volonté que l’héritage d’Émile Simon soit honoré. Depuis 2009, le manoir accueille des expositions estivales qui célèbrent leurs regards croisés sur la Bretagne.
Le parc, accessible gratuitement, prolonge cette immersion artistique avec des reproductions d’œuvres et des espaces de détente. Squividan est aujourd’hui un hommage vivant à deux artistes qui ont su peindre l’âme bretonne avec tendresse et sincérité.